mercredi 31 décembre 2008

Nirvana


Nirvana était un groupe de rock américain qui fut formé par Kurt Cobain (chanteur et guitariste) et Krist Novoselic (bassiste) à Aberdeen (Washington) en 1987. Le groupe a connu une succession de batteurs jusqu'à s'arrêter sur Dave Grohl en 1990.
Avec le single Smells Like Teen Spirit tiré du second album de Nirvana, Nevermind (1991), le groupe entra dans la légende et fut considéré comme le symbole du mouvement grunge. D'autres groupes de Seattle comme Alice In Chains, Pearl Jam et Soundgarden ont aussi gagné de la popularité et ainsi le mouvement grunge devint le genre dominant sur les radios et les chaînes musicales aux États-Unis durant la première partie des années 1990. Kurt Cobain fut alors considéré comme le porte-paroles de la "génération X"; cependant il n'appréciait pas cette attention des médias, et focalisa son attention sur le troisième album du groupe : In Utero (1993).
Nirvana prit fin avec la mort de Kurt Cobain en avril 1994, mais la popularité du groupe persista dans les années qui suivirent. En 2002, "You Know You're Right", une démo non achevée du groupe durant la dernière session d'enregistrement, devint rapidement populaire partout dans le monde. Depuis leur début, le groupe a vendu plus de 50 millions de disques à travers le monde. Nirvana est souvent considéré comme l'un des groupes les plus populaires et les plus importants de ces dernières années.
Histoire du groupe :

Les débuts :
Les origines du groupe Nirvana se situent à Aberdeen dans l'État de Washington vers 1985 sous le premier nom de Fecal Matter. Ses premiers membres sont Kurt Cobain (guitare et voix), Dale Crover (également batteur des Melvins, ici à la basse) et Greg Hokanson à la batterie. Ils enregistrent une démo fin 1985 et le groupe se dissout rapidement. Par la suite, Kurt Cobain rejoint par son ami Krist Novoselic à la basse fonde plusieurs groupes éphémères avec différents batteurs dont Dale Crover qui joue sur la plupart de leurs premières démos.
Le groupe finit par prendre le nom définitif de Nirvana, avec Chad Channing à la batterie. Ils assurent plusieurs concerts et enregistrent diverses démos. Cependant, Kurt Cobain n'est pas satisfait de la façon dont joue Channing : le 30 octobre 1988, il détruit sa première guitare. Par la suite, et selon les mots de Kurt Cobain, détruire les instruments apportait satisfaction, climax. Casser les équipements musicaux constituait aussi, pour le groupe, une solution facile pour ne pas avoir à faire de rappel à la fin des concert[1]. Après l'enregistrement de Bleach, Channing sera remplacé par Dave Grohl.
Kurt Cobain reste néanmoins le leader incontesté du groupe, fortement influencé par des groupes de rock indépendant tels Sonic Youth, les Pixies ou les Melvins, mais aussi les Stooges ou Led Zeppelin.
Dans sa dernière période, le groupe a également inclus Pat Smear (guitare), pour le show télévisé (Saturday Night Live) de Nirvana le 26 septembre 1993. Cobain l'a recruté comme second guitariste afin de mieux se concentrer sur les parties vocales. Smear a été guitariste de The Germs, reconnu dans le milieu underground, ce qui a motivé Cobain dans son choix et permis au groupe de travailler son étiquette punk.

Bleach :
En 1989, Nirvana sort l'album Bleach chez un label indépendant de Seattle (Sub Pop). Le titre Bleach a été trouvé par Kurt Cobain en voyant des affiches de prévention contre la drogue affichant "bleach your works" (nettoyez à l'eau de javel vos seringues), alors que le groupe effectuait une mini-tournée en Californie. Les ventes sont limitées mais l'album est reçu positivement par la critique. Il incarne à lui seul toute la noirceur et le nihilisme des débuts du mouvement grunge avec des rythmiques lourdes et puissantes, des riffs agressifs, une guitare apocalyptique et surtout la voix impressionnante de Kurt Cobain, mais le style est encore très proche du punk. Néanmoins il comprend une piste qui laisse entrevoir une facette plus acoustique du groupe : About a girl, qui se démarque du reste de l'album par sa douceur, et sera d'ailleurs interprétée lors de l'Unplugged MTV enregistré à New York.
Bien que n'ayant pas joué pour l'album, Jason Everman y est crédité comme deuxième guitariste pour le remercier d'avoir payé la location du studio d'enregistrement (606,17$ qui ne lui seront d'ailleurs jamais remboursés). C'est lui que l'on voit sur la droite de la jaquette. D'ailleurs la photo sur la pochette est de Tracy Marander, la petite amie de Kurt à l'époque. Everman joua effectivement avec le groupe pendant sa première tournée américaine pour la promotion de Bleach, mais quitta le groupe peu après.
Début 1990, le groupe entre en studio afin de préparer le successeur de Bleach. Pendant ces sessions d'enregistrement, Cobain et Novoselic s'aperçoivent que Chad Channing ne correspond pas au son qu'ils souhaitent pour le groupe. C'est alors que Buzz Osborne des Melvins leur présente Dave Grohl. Kurt est sous le charme de la frappe puissante de celui-ci et l'engage. Le trio se met à la recherche d'une major et signe chez Geffen Records après avoir été chaudement recommandé par Kim Gordon dont le groupe Sonic Youth a récemment rejoint le label.

Nevermind :
Le 24 septembre 1991 sort le second album de Nirvana : Nevermind, au son métamorphosé par une production signée Butch Vig et Andy Wallace, plus pop-rock que Bleach. Nevermind est un événement majeur et assez inattendu de la scène musicale mondiale qui va entraîner une véritable folie médiatique autour des labels indépendants (surtout originaires de Seattle) et du grunge. Le label Sub Pop en tira une notoriété et une crédibilité immenses dans le monde du rock. Seattle deviendra le centre de la planète rock et tout ce qui aura un rapport de près ou de loin avec Seattle ou le grunge deviendra tout d'un coup au sommet de la branchitude. Dans le domaine musical, Alice in Chains, Pearl Jam, Meat Puppets, Soundgarden ou encore Chokebore, dont Kurt Cobain dira qu'il s'agissait du groupe qu'il estimait le plus, se retrouvèrent sur le devant de la scène dans le sillage royal de Nirvana. Même le cinéma avec le film Singles avec Matt Dillon et Bridget Fonda revendiquait alors son affiliation, avec un slogan sur l'affiche : Le 1er film grunge. Le titre phare de l'album Smells Like Teen Spirit passe en boucle sur MTV (au grand désespoir des membres du groupe) et devient un hymne encore aujourd'hui reconnaissable dès les premiers accords de guitare. Le morceau est même sacré « hymne d'une génération » - la génération X. Le groupe (et en particulier son leader) semble avoir des difficultés à assumer ce succès démesuré qui contredit l'idéal musical punk et indépendant dans lequel l'univers de Nirvana prend sa source. Kurt Cobain refusera même de jouer Smells Like Teen Spirit en concert par la suite, par contradiction vis-à-vis du succès commercial.
Le clip qui met en scène le groupe dans le gymnase d'un lycée rend un hommage discret au groupe de hardcore américain Bad Brains. Également, le groupe a été poursuivi en justice par Jaz Coleman, leader de Killing Joke, qui l'accusait d'avoir usurpé pour Come as you are, autre tube de l'album, le riff de son morceau "Eighties". La ressemblance entre les deux riffs est effectivement saisissante, et révèle à tout le moins combien la musique de Killing Joke a pu inspirer Kurt Cobain. Lequel d'ailleurs ne cachait pas ses influences, et reconnaissait bien volontiers que l'hymne Smells Like Teen Spirit lui-même avait été inspiré d'un morceau des Pixies, même groupe qui eût une influence majeure dans la façon de composer du groupe, avec des passages calmes suivis d'explosions de décibels.

Incesticide :
En 1992 sort Incesticide, une compilation de faces B des singles sortis chez Sub Pop et des premières démos du groupe. Nirvana refusera de faire la promotion de cet album édité sans son aval. Il contient néanmoins des titres populaires, comme Sliver ou Aneurysm, ainsi que plusieurs reprises de groupes peu connus, comme The Vaselines. Pour la première fois, la pochette de l'album sera illustrée par une création artistique originale de Kurt Cobain. Sur le squelette de l'album, on peut voir cunt, qui veut dire « vulve ». C'était voulu, puisque Kurt a lui-même montré le mot dans son dessin.

In Utero :

Setlist du dernier concert de Nirvana
En 1993 sort In Utero, album volontairement plus délicat d'écoute et moins dirigé vers le grand public, produit par Steve Albini. Le disque obtient cependant un grand succès critique et commercial, au grand dam de Kurt Cobain qui ne rêve que de pouvoir retourner dans l'anonymat. Toutefois malgré le succès du single Heart-Shaped Box, l'album n'atteignit pas les chiffres de vente de Nevermind. Un autre single, Rape Me (« viole-moi »), créa un petit scandale, s'attirant les foudres de groupes féministes. Cobain, se proclamant lui-même féministe, affirma pourtant que la chanson se voulait en réalité opposée au viol. Cette chanson est souvent interprétée comme la dénonciation du viol de sa vie privée par Cobain, cependant cette interprétation semble incorrecte car Nirvana a joué cette chanson en concert avant la sortie de Nevermind, ce qui montre qu'elle est antérieure à la célébrité du groupe[2]. Il semblerait que c'est en fait une chanson écrite après qu'un fan de Nirvana a violé une fille en lui marmonant les paroles de Polly[3]. Aux États-Unis, le titre fut changé en Waif Me pour les magasins K-Mart, et l'arrière de la jaquette du CD fut un peu modifiée. Selon le directeur des magasins Wall Mart, propriétaire de K-Mart, le titre « rape me » ainsi que la photo de fœtus à l'arrière de la pochette était contraire à l'image familiale que voulait développer ce magasin. Cette action d'imposer un changement de la forme du disque a été perçue par certains comme une forme de censure[4]. La menthe pouliot (pennyroyal en anglais) dont il propose de boire une tasse dans la chanson Pennyroyal Tea à des propriétés abortives et une histoire particulière. Par ailleurs, la tournée In Utero aux États-Unis débuta le 18 octobre 1993 pour s'achever le 8 janvier 1994, et fut suivie d'une tournée européenne interrompue à Munich le premier mars suite aux problèmes de santé de Cobain. Ce sera le dernier concert du groupe.

Unplugged in New York:
En novembre 1993, le groupe enregistre une session Unplugged (qui signifie littéralement « débranché » (bien que la vraie signification d'une session de ce genre réside plus dans l'originalité de faire un live sans guitares électriques*) dans les studios de MTV, qui deviendra un an plus tard un CD, dévoilant une toute autre face du groupe, la face acoustique, prouvant que Nirvana était plus qu'un groupe de rock violent. Dans ce live, Nirvana fait un duo avec le groupe Meat Puppets, reprenant trois de leurs titres : Plateau, Oh Me et surtout Lake of Fire et son magnifique solo. Le groupe reprend aussi une chanson des Vaselines (Jesus wants me for a sunbeam - renommé Jesus doesn't want me for a sunbeam) et un morceau de Leadbelly (Where did You sleep last night?). The man who sold the World, une reprise de David Bowie a aussi largement contribué à la renommée du groupe.
Cependant, pour des raisons évidentes, Nirvana utilisa des amplis durant cette session. Cobain utilisa même deux pédales d'effets (une Electro-Harmonix Small Clone dans « Come As You Are » et une Boss Super Distorition DS-2­ dans « The Man Who Sold The World »)

Fin du groupe :
Le décès de Kurt Cobain le 5 avril 1994 mettra fin à l'aventure Nirvana. Sa disparition sera l'objet de vives interrogations et de nombreux fans préféreront croire à un assassinat (commis par sa compagne Courtney Love, chanteuse du groupe Hole) qu'à un suicide. Ce qui, malgré beaucoup de faits troublants, n'a jamais été prouvé, les deux partis exposant quelques fois des "preuves" inexistantes ou inexactes pour étayer leurs propos. Le groupe parlait déjà depuis quelque temps de la fin de leur carrière musicale, mais tout le monde l'aurait voulue moins tragique. Le décès de Kurt Cobain survint après une tournée européenne interrompue par lui-même, ne supportant plus le public et les médias.

Albums posthumes:
Le live posthume From The Muddy Banks Of The Wishkah sorti en 1996. Très violent, beaucoup plus grunge que le précédent live, cet album fait contrepoids au MTV Unplugged qui montrait une image beaucoup plus calme du groupe.
En 2002, neuf ans après In Utero, le premier best of du groupe paraît. Élevé au rang de mythe au cours des années, le groupe a conservé une grande notoriété et reste une importante source de revenus pour les possesseurs des droits. La sortie de ce best of est fortement critiquée par les fans et même par les journalistes, qui voient dans cette compilation une trahison des idéaux du groupe et une simple instrumentalisation du mythe à des fins commerciales. Intitulé très simplement Nirvana, ce disque présente une piste jusque là inédite : You know you're right (qui s'appelait "On the moutain" et qui avait déjà été chanté live par Nirvana et Hole en version acoustique), dernière chanson enregistrée par le groupe au début du mois de février '94.
En novembre 2004 est sorti un coffret en édition limitée nommé With The Lights Out chez Geffen. Le titre fait référence aux paroles de la chanson Smells Like Teen Spirit : « with the lights out, it's less dangerous ». La sortie de ce coffret est un événement pour les fans du groupe. Depuis la disparition du groupe la rumeur de la sortie d'une « Nirvana Box » avait été entretenue : les fans attendaient un coffret regroupant les inédits de Nirvana mais dont la publication étaient ralentie par des conflits entre les anciens membres du groupe et Courtney Love, la veuve du chanteur. Dans ces CD, on retrouve des reprises de groupes comme Led Zeppelin (Heartbreaker et Moby Dick), Leadbelly (Grey Groose, They Hung him on a Cross et Where did You sleep Last Night ?), Vaselines (Jesus doesn't want me for a sunbeam), Velvet Underground (Here she comes now) ou Wipers (D-7 et Return of the Rat)
Ce coffret comprend quatre disques : trois CD audio comportent des enregistrements jamais sortis ; des faces B, des extraits de performances et des chansons inédites et un DVD regroupe différents lives du groupe. À noter pour ceux qui n'auraient pas eu le temps de se procurer ce coffret qu'un best-of réunissant quelques titres de ce coffret (choisis par Frances Bean Cobain, la fille du couple Kurt Cobain-Courtney Love) est sorti en 2005 ; Sliver : The Best Of The Box. Ce CD inclut aussi trois titres qui étaient jusqu'alors inédits : Spank Thru qui est le premier titre disponible de Fecal Matter (cf. Naissance du groupe), une version du titre Sappy enregistré en 1990 ainsi qu'une version de Come As You Are enregistrée en 1991. Puis en 2006 Dave Grohl et Krist Novoselic ont ajouté les images d'un concert à Amsterdam à celles de la cassette VHS déjà sortie, Live! Tonight! Sold! Out! et ont édité le tout sur DVD pour la première fois.

Après Nirvana:
Après la séparation de Nirvana, Dave Grohl formera le groupe Foo Fighters, où il tiendra le rôle de chanteur-guitariste, et multipliera les collaborations avec d'autres groupes tels que la batterie des Queens Of The Stone Age, Nine inch nails, Killing joke ou encore Mc Cartney en live, en studio de Tenacious D, groupe de Jack Black (présent dans le clip de « learn to fly » des Foo Fighters) ou encore un duo avec Lemmy Kilmister de Motörhead, dans le cadre du side-project métal de Dave : Probot.
Krist Novoselic, quant à lui, s'écartera du monde de la musique pour n'y revenir qu'en 1997 pour former avec la chanteuse vénézuélienne Yve Las Vegas le groupe Sweet75, groupe de pop-country très éloigné du son de Nirvana. Le groupe se sépara après l'échec de leur album. En 2003, Krist monte le groupe Eyes Adrift avec Bud Gaugh (l'ancien batteur de Sublime), qui suivra le même chemin que son prédécesseur, et qui se séparera en 2003, après un seul et unique album. Krist a désormais pour projet de se lancer dans la politique (Il avait envisagé de se présenter au poste de vice-gouverneur de l'État de Washington en 2004).

samedi 27 décembre 2008

Alice in Chains


Alice in Chains est un groupe de rock américain formé à la fin des années 1980 à Seattle. À l'instar de Pearl Jam, Nirvana et Soundgarden, Alice in Chains fut l'un des groupes les plus influents sur la scène grunge de Seattle. Bien que leur style musical s'inspire plus du heavy metal que du punk rock, le groupe a été très vite apparenté au mouvement grunge, tant à cause de leurs origines que pour leur textes introspectifs voire morbides.

Histoire du groupe [modifier]

Les débuts (1987-1990) [modifier]
Au cours de l'année 1987, Layne Staley rencontre le guitariste et compositeur Jerry Cantrell lors d'une soirée. Les deux hommes sympathisent, et bientôt Cantrell invite Staley à se joindre à son groupe Diamond Lie. Staley y rencontre le bassiste Mike Starr, un ami de Cantrell. Le groupe recherche alors un batteur et Starr recrute Sean Kinney, le petit ami de sa sœur.

Le groupe compose très vite ses propres morceaux et commence à tourner dans les clubs de Seattle et se rebaptise Alice in Chains. Le nom s'inspire d'un des groupes précédents de Staley (Alice N' Chainz).

Le groupe parvient à décrocher un contrat avec Columbia Records en 1989. Après avoir enregistré une série de démos début 89, le groupe sort son premier maxi We Die Young en juillet 1990. La chanson du même nom connaît un succès modéré sur les radios métal, mais prépare le terrain pour le premier album du groupe Facelift. Le titre Man in the Box aura un succès inattendu et permet au groupe de faire ses premières apparitions sur MTV. Le groupe part en tournée faire les premières parties de Van Halen et Iggy Pop, à la fin de l'année Facelift est certifié disque d'or aux États-Unis.


L'ascension vers le succès, les années grunge (1991-1994) [modifier]
La prochaine réalisation du groupe est un maxi de compositions acoustique Sap. Le disque bénéficie de la participation de quelques invités dont Ann Wilson (Heart) sur Brother et Am I Inside, Mark Arm (Mudhoney) ainsi que Chris Cornell (Soundgarden) sur Right Turn.

Le groupe refait parler de lui en 1992, lorsque la chanson Would? apparaît sur la bande originale du film Singles de Cameron Crowe.

L'album Dirt, qui paraît à l'automne 1992, permet au groupe d'approfondir ses partitions de guitares lourdes et distordues. L'album est applaudi par la critique et remporte un réel succès commercial en devenant disque de platine avant la fin de l'année. Dirt demeure l'album d'Alice in Chains à s'être le mieux vendu mais renferment aussi les germes de la tragédie qui va bientôt frapper le groupe. En effet, les textes très sombres décrivant l'isolement, la solitude et la dépendance font naître des craintes sur les rapports qu'entretient Staley avec l'héroïne. On sait aujourd'hui que ces craintes étaient fondées.

Durant la tournée promotionnelle de Dirt, Mike Starr quitte le groupe et rejoindra plus tard un groupe de hard rock Sun Red Sun. Starr est remplacé au pied levé par Mike Inez, ancien bassiste d'Ozzy Osbourne. Le groupe retourne en studio en 1993 pour enregistrer deux nouveaux titres : What the Hell Have I? et A Little Bitter pour la bande originale du film Last Action Hero.

Au cours de l'été 1993, Alice in Chains participe au festival de musique alternative Lollapalooza au côté de Primus, Tool, Rage Against the Machine et Babes in Toyland. Le groupe reçoit un très bon accueil pour ce qui restera sa dernière tournée d'importance.

Après leurs prestations explosives au Lollapalooza, la scène alternative attend avec impatience un nouvel opus enflammé du quartet de Seattle prévu pour janvier 1994. Pourtant, Alice in Chains prend tout le monde à contre-pied avec Jar of Flies, qui marque un retour vers des arrangements acoustiques plus subtils, des morceaux complexes, ponctués par la guitare de Cantrell et la voix de Staley.

Sorti sous forme de maxi malgré sa qualité et sa longueur, Jar of Flies se classe n°1 dans les charts américains, devenant le premier maxi à réaliser une telle performance. Naviguant entre son alternatif et ballades traditionnelles, l'album rend hommage aux racines musicales du groupe. Écrit et enregistré en une semaine, l'album fut salué par de nombreux critiques comme un mini-chef-d'œuvre.


La période post-grunge (1995-1997) [modifier]
Le groupe n'entreprend aucune tournée malgré le succès de l'album, ce qui alimente les rumeurs sur les problèmes de drogues de Staley. Néanmoins, Staley participe à quelques représentations pour Gacy Bunch, un projet parallèle qu'il a monté en 1995 avec le guitariste de Pearl Jam, Mike McCready et le batteur de Screaming Trees, Barrett Martin. Cette collaboration conduira à la sortie d'un album, Above, mais sous le nom de Mad Season.

En novembre 1995, Alice in Chains revient avec la sortie d'un album éponyme, souvent surnommé Tripode ou Three en raison de sa couverture illustrée par un chien à trois pattes et du fait qu'il s'agit du troisième album du groupe. Ce nouvel album abandonne les mélodies acoustiques de Jar of Flies pour un son beaucoup plus proche de ses deux premiers albums. Pour certains fans ce retour aux sources est bienvenu, pour d'autres il marque plus un pas en arrière qu'une réelle avancée pour la créativité du groupe. L'album se classe d'entrée numéro 1 aux États-Unis, mais l'incapacité du groupe à organiser une tournée promotionnelle relance les inquiétudes concernant la santé de Staley. Alice in Chains restera le dernier album studio officiellement produit par le groupe.

Le groupe refait surface en 1996, et donne son premier concert depuis trois années pour l'émission MTV Unplugged. Staley souffre visiblement de graves problèmes de santé et semble être sous l'influence de l'héroïne. Néanmoins, le groupe délivre une prestation exceptionnelle, dont une version bouleversante de Down in a Hole. Alice in Chains revisite ses principaux succès avec une instrumentation entièrement acoustique. Il reçoit le renfort de Scott Holsen (Heart) à la guitare rythmique. Le concert contient également un titre inédit The Killer Is Me. L'enregistrement du concert sort dans les bacs à la fin de l'année et se classe directement à la troisième place des charts.

Par la suite, le groupe fait la première partie de Kiss à quatre reprises. Alice in Chains délivre son ultime concert avec Staley au micro le 3 juin à Kansas City.


Disparition de Staley (1998-2002) [modifier]
Cantrell est déterminé à continuer Alice in Chains et tente de rester en contact avec Staley, mais la santé de ce dernier rend désormais impossible un retour rapide. Cantrell réalise son premier album solo en 1998, Boggy Depot. Tous les membres du groupe, à l'exception de Staley, ainsi que le producteur Toby Wright participent significativement à l'album. Un certain nombre de fans considèrent ainsi Boggy Depot comme un album égaré d'Alice in Chains.

En 1998, le groupe se réunit au complet pour la dernière fois et enregistre quatre nouveaux titres Get Born Again, Fear The Voices, Lying Season et Died. Quatre titres qui apparaîtront à l'automne 1999 dans le coffret Music Bank qui retrace la carrière du groupe. Le coffret contient 48 titres, dont des raretés, d'anciennes démos et des extraits des différents albums. Le groupe sort son premier best-of, Nothing Safe: Best of the Box. Un album live (Live) ainsi qu'un autre best-of (Greatest Hits) viennent compléter la discographie du groupe.

Bien que le groupe ne se soit jamais officiellement séparé, Staley s'enfonce de plus en plus profondément dans la dépression lorsque sa compagne décède d'une endocardite infectieuse en 1996. Il vit désormais reclus dans son appartement de Seattle. Le 20 avril 2002, le corps de Layne Staley est retrouvé dans son appartement, victime d'une overdose d'héroïne et de cocaïne.

Jerry Cantrell, très affecté par la perte de son partenaire, lui dédie son deuxième album Degradation Trip en 2002. L'album, enregistré avant la mort de Staley, sort deux mois après son décès.


Reformation (2005-) [modifier]
En 2005, Cantrell, Inez et Kinney se reforment à l'occasion d'un concert de charité au profit des victimes du tsunami asiatique. Lors du concert, c'est Pat Lachman (Damageplan) qui officie au micro. Les anciens d'Alice in Chains laissent entendre à cette occasion leur envie de reformer le groupe.

Le 10 mars 2006, le groupe se réunit une nouvelle fois, cette fois-ci avec Phil Anselmo (Pantera) au chant, lors du Decades Rock Live donné en l'honneur d’Ann et Nancy Wilson (Heart). Le groupe entame la tournée des festivals d'été européens avec au chant William DuVall, ancien de Comes With the Fall.

À l'heure actuelle, aucune décision définitive n'a été rendue publique par les membres du groupe même si ceux-ci affirment vouloir retourner prochainement en studio, peut-être sous un nouveau nom.

C'est à la surprise générale qu'on a pu voir le groupe en tête d'affiche de nombreux festivals (principalement en Europe) accompagné par un nouveau chanteur : William Duvall. Ce retour sur scène est il annonciateur d'un nouveau retour en studio ? A l'aube de l'année 2008, il semblerait que oui. Le 05 septembre 2008, Alice In Chains annonce lors d'une interview qu'ils entreront en studio dès octobre pour enregistrer leur 1er album depuis l'éponyme parut en 1995, qui sortira en 2009.


Discographie [modifier]

Albums studios [modifier]
1990 : Facelift
1992 : Dirt
1995 : Alice in Chains

EPs [modifier]
1990 : We Die Young
1992 : Sap
1994 : Jar of flies

Albums Live [modifier]
1996 : Unplugged
2000 : Live

Compilations [modifier]
1999 : Nothing Safe : Best of the Box
1999 : Music Bank
2001 : Greatest Hits
2006 : The Essential Alice in Chains

Singles [modifier]
1987 : Demos
1990 : Bleed The Freak
1990 : We Die Young
1991 : Man in the Box
1991 : Sea of Sorrow
1992 : Would?
1992 : Them Bones
1993 : Rooster
1993 : Angry Chair
1993 : Hate to Feel
1993 : Down in a Hole
1993 : What the Hell Have I?
1994 : Got Me Wrong
1994 : I Stay Away
1994 : No Excuses
1994 : Don't Follow
1995 : Grind
1996 : Heaven Beside You
1996 : Again
1996 : Over Now
1999 : Get Born Again
1999 : Fear the Voices

Liens [modifier]
Site officiel d'Alice in chains [archive]
Site officiel de Jerry Cantrell [archive]
Tablatures Alice In Chains. [archive]

mercredi 10 décembre 2008

opeth


Opeth est un groupe heavy metal suédois fondé à Stockholm en 1990. Le style d'Opeth, basé en grande partie sur la présence continue du chanteur et guitariste Mikael Åkerfeldt, est bien ancré dans la tradition heavy metal. Le groupe est également sous-classé dans le death metal, le metal progressif et le rock progressif (ou une combinaison de ces genres) selon l'album et parfois la chanson à laquelle le critique se réfère.

D'une part, Opeth emprunte aux styles les plus brutaux à travers des chants gutturaux et des séquences instrumentales très agressives tandis que de l'autre, il se distingue par des séquences progressives mélodiques, très souvent douces et envoûtantes. Cette apparente dichotomie est présente dans tous les albums du groupe bien qu'à des degrés différents, ce qui rend sa classification dans un style musical d'autant plus complexe.

Bien qu'Opeth n'ait jamais connu de succès commercial à grande échelle, le groupe jouit de nombreux fans qui suivent l'évolution du groupe et participent à ses concerts de par le monde. Ceci dit, l'album Damnation a su percer le classement Billboard 200 en entrant à la 192e position lors de son lancement en 2003[1]. L'exploit est amélioré en septembre 2005 alors que Ghost Reveries passe deux semaines au classement aux positions 64 et 175 respectivement[2].

Au cours de sa carrière, Opeth a fait paraître neuf albums studio, deux albums live, un coffret et un DVD musical — la captation d'un concert au Bush Empire de Londres en 2003. Le premier album du groupe, Orchid, a été présenté en 1995. Le neuvième album studio d'Opeth, Watershed, est sorti le 2 juin 2008[3] et est actuellement en 23ème position du Bilboard.
Formation (1990-1993) :

Opeth est fondé en 1990 par le guitariste Mikael Åkerfeldt et le chanteur David Isberg à Stockholm, Suède. Le nom du groupe vient de l'empire fictif Opet (« la ville de la lune») dans le roman Sunbird de Wilbur Smith[4].

Pour compléter la formation, Åkerfeldt et Isberg recrutent le batteur Anders Nordin, le bassiste Nick Döring et le guitariste Andreas Dimeo. Döring et Dimeo ont quitté le groupe après le premier concert parce qu'ils trouvaient que la progression du groupe était très monotone. Un peu après, Opeth rencontrait le guitariste Kim Pettersson et le bassiste Johan DeFarfalla, qui ont accepté de rejoindre le groupe. Pettersson quittait Opeth après le premier concert pour retourner voir sa conjointe en Allemagne. Il a été remplacé par Peter Lindgren, un ami d'Åkerfeldt.

Après un deuxième concert, Lingdren change d'instrument pour la guitare et Isberg quitte le groupe pour Liers in Wait. Åkerfeldt sentait que le départ d'Isberg était inévitable pour Opeth puisqu'Isberg ne semblait plus autant intéressé.[5] Åkerfeldt devenait le nouveau chanteur.

À ses débuts le groupe jouait du Death Metal plutôt lourd et assaisonné de mélodies folkloriques et accoustiques, mais son style évolue avec les influences très diverses de ses membres : death metal, heavy, folk et même jazz, ainsi qu'une grande inspiration du rock progressif des années 1970, avec des groupes comme Camel ou Pink Floyd.

De Orchid à My Arms, Your Hearse en passant par Morningrise (1994–1998) [modifier]

Sous l'influence d'Ihsahn du groupe Emperor, Opeth signe chez Candlelight records et sort son premier album Orchid en 1995. Le bassiste est alors Johan DeFarfalla et le batteur Anders Nordin.

Un an après, en 1996, le groupe publie son deuxième album, Morningrise qui lui amène la reconnaissance dans le milieu du metal. Le groupe jouera en première partie de la tournée de Morbid Angel avec Cradle of Filth.

Après un changement de section rythmique (Martin Mendez à la basse (qui rejoindra le groupe après l'enregistrement de l'album, Akerfeldt s'est donc occupé des lignes de basse sur My Arms, Your Hearse) et Martin Lopez (ex-Amon Amarth) à la batterie), Opeth sort son troisième album My Arms, Your Hearse en 1998, chez Music For Nation. Cet album est beaucoup plus violent et lourd, mais n'oublie pas les parties acoustiques qui sont la signature du groupe.

Still Life et Blackwater Park (1999–2001) :

Il sera suivi de Still Life, beaucoup plus progressif, en 1999. Le groupe commence à être connu aux États-Unis.

Le groupe est repéré par Steven Wilson (du groupe Porcupine Tree), qui décide de produire leur prochain album. Début 2001 sort l'album Blackwater Park, qui connaît un très fort succès critique. Steven Wilson y tient quelques parties acoustiques et vocales, et joue également du piano. Cet album leur ouvre les portes de grands festivals européens, et donnera également lieu à une tournée aux États-Unis.

Le duo Deliverance/Damnation (2002–2004) :

Le groupe tente alors un pari en sortant un album beaucoup moins progressif, en se concentrant sur la composante death/black de leur musique. Deliverance sort en 2002. C'est un album violent et sombre. Il sera suivi quelques mois plus tard d'un album beaucoup plus calme, Damnation

2003 voit la sortie du premier DVD d'Opeth, Lamentations. Il est composé d'un set acoustique reprenant la totalité de Damnation ainsi que le titre "Harvest", d'un set électrique de 5 morceaux et d'un documentaire sur le making-of de Deliverance et Damnation.

Ghost Reveries (2005-2007) :

En 2005, le groupe engage Per Wiberg aux claviers, et sort son huitième album, Ghost Reveries, chez Roadrunner Records.

Le 17 mai 2007, Peter Lindgren annonce qu'il quitte le groupe. Il est remplacé par Fredrik Åkesson (ex Arch Enemy).

Watershed (2008 à aujourd'hui) :

Les pistes qui composent le neuvième album d'Opeth sont enregistrées entre novembre 2007 et janvier 2008 dans les studios Fascination Street à Örebro. Sept des treize pistes sont retenues pour l'album intitulé Watershed, paru 3 juin en Amérique du Nord et un jour plus tôt ailleurs dans le monde [3].

A la mi-mai 2008, le groupe entame une tournée nord-américaine aux côtés de Dream Theater[6] pour présenter son nouvel opus. Opeth participera à plusieurs festivals européens pendant l'été[6][7] et notamment au Wacken Open Air en Allemagne ainsi qu'au Hellfest à Clisson (France).

Style musical :

Sur une base death metal (avec également des éléments black metal) , Opeth ajoute à sa musique des éléments progressifs avec des guitares acoustiques, chants clairs, mais également des influences jazz et blues. L'intégration de parties calmes et acoustiques, la longueur des morceaux (souvent plus de dix minutes) fait souvent classer le groupe comme death metal mélodique, ou encore death progressif.

Les textes se distinguent également des autres groupes death metal, par des paroles beaucoup moins violentes et impliquent souvent un thème poétique. Les thèmes abordés tournent souvent autour de la beauté et de la souffrance.

Les musiciens d'Opeth sont enfin reconnus pour leur grande maîtrise de la technique musicale. Ajoutée aux compositions sophistiquées, le groupe est parfois jugé prétentieux par une partie du public metal préférant une musique plus directe.

Composition du groupe :
Chronologie de la composition d'Opeth
1990 Isberg, Åkerfeldt, Nordin, Döring
1991 Isberg, Åkerfeldt, Nordin, Pettersson, Dimeo, DeFarfalla
1992 Isberg, Åkerfeldt, Lindgren, Nordin, Guteklint
1993 Åkerfeldt, Lindgren, Nordin, Guteklint
1994-1996 Åkerfeldt, Lindgren, Nordin, DeFarfalla
1997 Åkerfeldt, Lindgren, Mendez, Lopez/Nordin
1998-2004 Åkerfeldt, Lindgren, Mendez, Lopez
2005-2006 Åkerfeldt, Lindgren, Mendez, Lopez, Wiberg
2007 Åkerfeldt, Lindgren, Mendez, Wiberg, Axenrot
2008 Åkerfeldt, Åkesson, Mendez, Wiberg, Axenrot

Membres actuels :

* Mikael Åkerfeldt — chant, guitare, basse sur My Arms, Your Hearse (1990)
* Fredrik Åkesson — guitare (2007)
* Martín Mendez — basse (1997)
* Per Wiberg — synthétiseur, claviers, choriste (2006)
* Martin Axenrot — batterie, percussions (2006)

Anciens membres :

* Peter Lindgren
* Martín Lopez
* Anders Nordin
* Johan DeFarfalla
* Stefan Guteklint
* David Isberg
* Nick Döring
* Kim Pettersson
* Anders Dimeo

Discographie :

Albums [modifier]

* 1995 : Orchid
* 1996 : Morningrise
* 1998 : My Arms, Your Hearse
* 1999 : Still Life
* 2001 : Blackwater Park
* 2002 : Deliverance
* 2003 : Damnation
* 2005 : Ghost Reveries
* 2008 : Watershed

Live :

* 2003 : Lamentations (DVD)
* 2007 : The Roundhouse Tapes

slayer


Slayer est un groupe de thrash metal américain, formé en 1981 par les guitaristes Jeff Hanneman et Kerry King[2]. Slayer est connu pour être l'un des groupes leaders du mouvement thrash metal, avec la sortie en 1986 de Reign in Blood, qui a été nommé « le meilleur album heavy de tous les temps avec Master of Puppets de Metallica ».[3] Le groupe est cité comme formant le « Big Four » des groupes de thrash metal, avec Megadeth, Anthrax et Metallica.[4] Le groupe est toujours actif, 25 ans après sa création.

Slayer est connu pour son style musical particulier, y compris pour les tremolo picking, les solos, la double grosse caisse et le chant hurlé. Les chansons du groupe et ses pochettes, basées sur des sujets tels que les tueurs en série, le satanisme, la religion, la guerre et l'Holocauste, ont entrainées des censures, des retards, des procès et de fortes critiques de la part des groupes religieux et du public.

Malgré la fascination du guitariste Jeff Hanneman pour l'Allemagne nazie, malgré les déclarations tapageuses de l'autre guitariste Kerry King (qui, entre autres, approuve la peine de mort et la vente libre d'armes à feu) et malgré les thèmes abordés, Slayer n'est en rien un groupe de propagande. Son chanteur/bassiste Tom Araya se déclare paradoxalement chrétien (non pratiquant).

Depuis leur premier enregistrement en 1983, le groupe a sorti deux albums live, un box set et dix albums studio, et vendu quatre millions d'albums aux États-Unis. Le groupe a été nommé deux fois aux Grammy Awards et a été récompensé en 2007 pour leur chanson Eyes of the Insane et en 2008 pour la chanson final six .
1981-1982 : Les débuts [modifier]

Slayer se forme en 1981, lorsque le guitariste Kerry King rencontre Jeff Hanneman lors d'un audition pour un groupe [5]. Les deux recrutent le bassiste/chanteur Tom Araya, qui avait déjà joué avec King dans un groupe nommé Quits, et le batteur Dave Lombardo, qui rencontre King en lui livrant une pizza [6]. Le groupe commence à jouer différentes reprises des chansons d'Iron Maiden et Judas Priest dans des clubs et des fêtes dans le sud de la Californie. Les premiers shows font référence à l'imagerie satanique avec des pentagrames, du maquillage, et des croix inversées [1].

En 1982, Slayer enregistre sa première démo — une répétition avec les chansons « Fight Till Death », « Black Magic » and « The Antichrist » [7]. La démo est largement diffusée dans le milieu underground, le groupe se voit offrir l'ouverture du groupe Bitch au Woodstock Club à Los Angeles. Alors qu'ils jouent « Phantom of the Opera », le groupe est découvert par Brian Slagel, un ancien critique de musique qui a récemment fondé Metal Blade Records. Slagel enregistre un inédit du groupe « Aggressive Perfector » qui paraît sur la compilation Metal Massacre III, sortie en Juillet 1983. Ayant eu beaucoup de succès, Slagel fait signer le groupe sur un label [8].

1983-1984 : Show No Mercy :

Sans un budget d'enregistrement, le groupe est forcé d'autofinancer l'album. Combinant les économies d'Araya, qui était employé comme thérapeute respiratoire,[9] et l'argent emprunté au père de King,[2] le groupe entre alors en studio en novembre 1983. L'album est enregistré rapidement, en trois semaines toutes les chansons sont achevées. Show No Mercy, qui sort en décembre 1983 par Metal Blade Records, fait gagner au groupe une popularité underground, qui commence leur première tournée nationale dans des clubs en 1984 pour promouvoir l'album en voyageant avec la voiture d'Araya et une remorque.[2] La tournée donne au groupe encore plus de popularité; le groupe vend un peu plus de 20 000 exemplaires de Show No Mercy aux États-Unis, auxquels s'ajoutent 20 000 autres exemplaires vendus à travers le monde[10]. Les paroles des chansons de Show No Mercy évoquent le satanisme, l'enfer et le démon.

En août 1984, Slayer sort un EP de trois chansons, nommé Haunting the Chapel. L'EP a un style plus noir, plus thrash par rapport à son prédécesseur[11]. La chanson d'ouverture, « Chemical Warfare » est devenue un passage obligé dans les lives : la chanson est jouée à presque tous les concerts du groupe depuis 1984. Après la sortie de Haunting the Chapel, Slayer donne ses premiers concerts européens au Heavy Sounds Festival en Belgique ouvrant pour le groupe UFO,[12] puis revient aux États-Unis pour commencer la tournée Haunting The West Coast[13]. Durant la tournée, King quitte temporairement Slayer pour rejoindre le nouveau groupe de Dave Mustaine, Megadeth[14]. Hanneman est inquiet de la décision de King, et a déclaré à ce propos « Je suppose que nous allons avoir un nouveau guitariste »[2]. Alors que Mustaine voulait que King reste dans Megadeth en tant que membre permanent, ce dernier retourne chez Slayer après cinq shows, déclarant que le groupe « demandait trop de [son] temps »[2]. La séparation a provoqué une rupture entre King et Mustaine qui a évolué en querelle entre les deux groupes[15]. Après le retour de King dans le groupe, le groupe s'embarque pour le 1984 Combat Tour, avec Venom et Exodus, et réalise un album live, Live Undead, en novembre.

1985-1986 : Hell Awaits :

Slayer sort son premier live video en 1985, Combat Tour: The Ultimate Revenge. La vidéo est une vidéo live filmée à New York au Studio 54 club lors de la tournée du groupe en 1984 avec Venom et Exodus. Au début de l'année 1985, Show No Mercy est vendu au nombre de 40000 exemplaires,[10] ce qui a conduit le groupe a retourner en studio pour enregistrer un second album. Metal Blade a fourni cette fois un budget d'enregistrement, qui a permis au groupe d'embaucher le producteur Ron Fair.[2] Sorti en Septembre 1985, le second album de Slayer Hell Awaits a un style ténébreux encore plus prononcé sur Haunting the Chapel, avec l'enfer et Satan comme sujet pour les paroles des chansons de l'album. L'album est l'un des plus progressif du groupe, avec des chansons aux structures plus longues et beaucoup plus complexes.[2] L'intro est en fait un enregistrement passé à l'envers d'une voix aux sonorités démoniaques qui répète "Join us" [16] de « Welcome Back » après que la chanson commence.[17]

1986-1987 : Reign in Blood :

Suite au succès de « Hell Awaits », Slayer obtient un contrat d'enregistrement avec le nouveau label fondé par Russell Simmons et Rick Rubin : Def Jam Records, un label de hip hop.[2] Le groupe accepte et avec un producteur expérimenté et un label avec un budget d'enregistrement, le groupe subi une refonte sonore résultant en chansons courtes, rapides avec une meilleure production. Fini les arrangements complexes et longues chansons de Hell Awaits, le groupe est largement influencé par les structures des chansons hardcore.[2]

Le distributeur de Def Jam, Columbia Records, refuse de sortir Reign in Blood à cause de sa couverture et des paroles.[2] Par exemple, "Angel of Death" detaille les camps de concentrations de l'Holocauste et des expérimentations humaines conduites par Josef Mengele. L'album est alors distribué par Geffen Records le 7 Octobre 1986. Toutefois, en raison de la controverse, Reign in Blood n'est pas apparu sur le planning des sorties de Geffen Records.[2] Bien que l'album ne passe pas à la radio, c'est le premier du groupe à entrer dans le Billboard 200 en arrivant à la 94e place du classement [18] et le premier album du groupe à être disque d'or aux États-Unis.[19]

En Octobre 1986, Slayer débute la tournée mondiale Raining Pain, avec Overkill aux US, et Malice en Europe. Le groupe joue en première partie de la tournée américaine de W.A.S.P., mais un mois après, le batteur Dave Lombardo quitte le groupe : « Je ne me faisais pas d’argent. Je voulais qu’on fasse cela professionnellement, sur une major, je voulais que mon loyer et autres soient payés. »[2] Pour continuer la tournée, Slayer recrute Tony Scaglione de Whiplash. La femme de Lombardo essaya de convaincre Lombardo pour qu’il revienne dans Slayer, en 1987.[2] Sur les conseils de Rubin, Slayer enregistre une reprise de la chanson « In-A-Gadda-Da-Vida » d'Iron Butterfly pour le film Less Than Zero.[2] Bien que le groupe n’était pas convaincu du résultat final, Hanneman jugeant que c’est une pauvre représentation de Slayer et King la classant comme « un bloc de merde », c’était une de leurs premières chansons à bénéficier d’un passage en radio.[2].

1988-1989 : South of Heaven :

Slayer retourne en studio pour enregistrer son quatrième album. Pour contraster avec les chansons rapides de Reign in Blood, le groupe décide consciemment de ralentir le tempo et d’incorporer des vocaux plus mélodieux, contrairement aux hurlements qui se font plus rares. Hanneman affirme; "On savait qu’on ne pourrait pas faire aussi bien que Reign in Blood, alors nous avons ralenti. On savait que ce qu’on allais faire allait être comparé à cet album, et je me souviens qu’on avait discuté quant au fait de ralentir. C’était étrange, on avait jamais fait ça sur un album, avant ou après."[2]

Sorti en 1988, South of Heaven reçoit divers avis des fans du groupe et des critiques, bien que c’était la meilleure sortie commerciale de Slayer à l’époque, arrivant à la 57e place du Billboard 200,[18] et le second album du groupe à recevoir la distinction de disque d'or.[19] Les avis de la presse quant à l’album divergaient, avec le Allmusic citant l’album comme "inquiétant et puissant”,[20] et le Rolling Stone le désignant comme un " radotage satanique ".[21] King : "Cet album fut ma performance la plus sombre".[2]

1990-1993 : Seasons in the Abyss :

Slayer retourne en studio avec le co-producteur Andy Wallace en 1989, pour enregistrer leur cinquième album studio. Suite à la réaction créée par "South of Heaven, Slayer reviens à la " vitesse de Reign in Blood", en ayant ajouté de plus un nouveau sens mélodique.[22] Seasons in the Abyss, sorti en Octobre 1990, était le premier album de Slayer à sortir par le nouveau label de Rick Rubin, Def American (car lui et l'autre créateur de Def Jam, Russell Simmons, prirent des chemins différent pour cause de divergences musicales). L'album entre à la 44e place du Billboard 200,[18] et est certifié disque d'or en 1992.[19] Un clip de la chanson éponyme du disque est réalisé, (qui est alors la seconde réalisé pour le groupe) qui a été filmée devant les pyramides de Gizeh en Égypte avant la guerre du Golfe.

Slayer recommence le cycle des tournées en Septembre 1990 à la tête d'affiche de la tournée européenne Clash of the Titans avec Megadeth, Suicidal Tendencies, et Testament. Avec le thrash arrivé à son pic de popularité, la tournée a été prolongée jusque en Mai 1991, avec Megadeth, Anthrax et Alice in Chains en ouverture. Le groupe réalise un double album live, Decade of Agression en 1991, pour célébrer les 10 ans du groupe. La compilation rentre à la #55 du Billboard 200.[18]

En Mai 1992, Lombardo quitte le groupe à cause de conflits avec les différents membres du groupe, car sa femme ne pouvait pas le suivre durant la tournée.[23] Lombardo forme son propre groupe Grip Inc, avec Voodoocult guitariste Waldemar Sorychta,[24] et Slayer recrute l'ancien batteur de Forbidden Paul Bostaph pour prendre sa place. Slayer fait ses premiers live avec Bostaph au Monsters of Rock festival de Donington en 1992. Le premier effort studio de Bostaph est un medley des chanson de The Exploited , "War", "UK '82", et "Disorder", avec Ice-T, pour la bande originale de Judgment Night en 1993.[25]

L'âge d'or : les années 1980 :

Slayer fait partie des groupes fondateurs du thrash metal, enregistrant son premier disque studio en 1983 : Show No Mercy, qui garde un caractère unique dans la discographie du groupe, de par l'énorme influence du Heavy Metal classique (notamment par le biais des soli). Dès ses débuts, le groupe se démarque cependant par sa capacité à jouer une musique Metal rapide, agressive. En 1985 est enregistré le moins connu et sous estimé Hell Awaits, sombre, malsain et violent, qui apparaît aujourd'hui comme un album charnière dans l'évolution du Metal extrême.

Entre ces deux disques sont produits un mini-album (Haunting The Chapel) et l'enregistrement live Live Undead au sujet duquel une rumeur affirme qu'il aurait été enregistré en studio avec des effets live introduits au mixage. Aujourd'hui encore, le groupe refuse tout commentaire, bien que l'on sache désormais qu'il s'agit en réalité d'un enregistrement organisé dans le local de répétition du groupe, le public étant constitué d'amis des 4 musiciens.

1986 est une année phare pour le groupe, dont le troisième enregistrement studio est attendu avec un brin d'inquiétude par les fans car Slayer s'est associé pour l'occasion avec le producteur de rap Rick Rubin. Le résultat de cette collaboration dépasse cependant tout ce qu'on pouvait attendre : en 10 morceaux totalisant moins de 30 minutes, Reign in Blood révolutionne le thrash metal par sa brutalité inouïe pour l'époque. Ce disque atteint rapidement le statut envié de disque "culte" et influencera plusieurs générations de musiciens. Il marque également le début d'une controverse au sujet du groupe, à cause des paroles du morceau "Angel of Death" qui décrit les atrocités du médecin nazi Josef Mengele à Auschwitz.

La collaboration avec Rick Rubin se poursuit sur les enregistrements suivants. En 1988, South Of Heaven désoriente les fans de la première heure par son côté plus posé, plus mélodique et surtout plus lent, même s'il reste bien évidemment un disque de thrash metal. Il est suivi par Seasons in the Abyss (1990), le second grand classique de Slayer, qui montre un groupe mûr et à l'apogée de sa créativité, sachant alterner titres rapides et violents avec d'autres plus lourds et malsains. Même si Reign In Blood arrive le plus souvent en tête des sondages quant au meilleur album de Slayer, certains fans lui préfèrent Seasons in the Abyss pour sa plus grande subtilité et sa plus grande variété.

En 1991, la sortie du double-album live Decade Of Agression permet à Slayer de marquer une pause après plusieurs années d'activité intense. Non retravaillé en studio, cet enregistrement témoigne de la qualité des prestations scéniques du groupe et donne une toute autre dimension aux versions studio des morceaux interprétés. Ce disque marque la fin d'une époque, la suivante étant marquée par une instabilité du poste de batteur (le batteur originel Dave Lombardo étant régulièrement renvoyé puis ré-intégré).

En 1993, ils participent à la B.O. du film Judgment Night avec le rappeur Ice-T.

Depuis les années 1990 :

Il faut attendre 1994 et l'album Divine Intervention, toujours produit par Rick Rubin, pour assister au retour de Slayer. Avec cet album, le groupe modernise son approche de la production mais c'est également à partir de ce dernier que la division des fans va s'amorcer, certains reprochant au groupe de ne plus évoluer et de rester sur ses acquis. Ce disque relance également la polémique, à cause du morceau "SS-3" évoquant à nouveau les atrocités nazies.

En 1996 est enregistré Undisputed Attitude, une suite d'interprétations de morceaux punk témoignant de leurs influences. Malgré sa radicalité ce disque est le plus mal aimé des albums de Slayer, de par sa nature très marginale dans la discographie du groupe.

Sur Diabolus in Musica (1998), le groupe incorpore des éléments de Hardcore à sa musique : tentative de modernisation alors que le public américain est en pleine vague de Néo metal, nouveau son, nouvelle approche essentiellement due à Jeff Hanneman, principal compositeur de cet album génial pour les uns, impropre à Slayer pour les autres.

Coïncidence malheureuse, la sortie de God Hates Us All (neuvième enregistrement studio de Slayer) passe relativement inaperçue car elle a lieu le 11 septembre 2001.

Le 25 novembre 2003, sort Soundtrack To The Apocalypse, une compilation de 74 titres sur 4 CDs.

Slayer est à l'origine d'une tournée mondiale qui regroupe plusieurs groupes chaque année sur les routes d'Amérique et d'Europe: The Unholy Alliance Tour

Le 8 août 2006 est sorti le dixième album studio de Slayer : Christ Illusion. On retrouve dans cet album les influences de Slayer à l'époque de Reign in Blood et de Seasons in the Abyss, mélangées à celles de God Hates Us All. L'accueil du public est très partagé : retour aux sources pour certains, redite des vieux albums pour d'autres, le cas Slayer continue de faire jaser dans la communauté Metal.

Influence :

Slayer est l’un des groupes que l’on appelle les Big four: les quatre groupes de Thrash metal considérés comme étant les plus influents avec Megadeth, Anthrax et Metallica. Tous ont connu le succès au début des année 1980.[1] Ces quatre groupes ont eu une énorme influence sur les scènes thrash et death metal.

MTV a classé Slayer, sixième plus grand groupe de metal de tous les temps en justifiant: "Their downtuned rhythms, infectious guitar licks, graphically violent lyrics and grisly artwork set the standard for dozens of emerging thrash bands." Et en disant que "la musique de Slayer est directement à l’origine du Death metal" [17]. Slayer a, de plus, été classé numéro 50 dans la classement des plus grands artistes de Hard rock.[26] Jeff Hanneman et Kerry King ont été classés dixièmes dans le top 100 des plus grands guitaristes de metal, fait par le magazine Guitar World en [27] et ont été élus "meilleur duo de guitaristes" par les lecteurs du magazine Revolver. Dave Lombardo, quant à lui est "meilleur batteur" et le groupe est même dans le top 5 des plus grands groupes de tous les temps, est "meilleur groupe live" et a aussi un titre de "meilleur album de l’année" (pour Christ Illusion), et de "groupe de l'année."[28]

Reign in Blood, sorti en 1986 a eu une influence dès sa sortie sur les groupes de Thrash metal extrêmes. Il s’est vu décerner les titres de "album le plus “heavy” de tous les temps" par le magazine Kerrang![3], de "créateur de genre" par Stylus Magazine[29], et de "classique dès sa sortie" par Allmusic.[30] En 2006 il a eu le titre de meilleur album metal de ces 20 dernières années décerné par le magazine Metal Hammer.[31] Richard Christy, du groupe Death a été époustouflé par la performance de Lombardo sur l'album Reign in Blood,[32] tout comme Paul Mazurkiewicz de Cannibal Corpse.[33]

Le batteur Dave Lombardo a influencé de nombreux batteurs de groupes actuels comme Ray Herrera de Fear Factory,[34] Pete Sandoval de Morbid Angel,[35] Adrian Erlandsson de Cradle of Filth,[36] et Max Kolesne de Krisiun.[37] Patrick Grün, du groupe Caliban a quant à lui décidé de jouer de la batterie grâce à Lombardo[38] et Jason Bittner de Shadows Fall a utilisé la double grosse caisse lorsqu'il a débuté sa carrière toujours grâce à l'influence de Lombardo.[39]

Style :

Leurs premiers albums ont été salués pour leur "vitesse époustoufflante et les prouesses instrumentales," combinant les tempos du hardcore et du speed metal.[1] L’album Reign in Blood est le plus rapide , avec des rythmes de batterie atteignant les 250 BPM.[40] L’album Diabolus in Musica est le premier avec une guitare accordée en Drop D, God Hates Us All le premier en réglage drop B , faisant intervenir des guitares à sept cordes.[41] Allmusic a dit de l’album qu’il "abandonnait l’extravagance et l’accessibilité de leur travail de la fin des années 80/début 90 et retournait à une approche plus brute",[42] que certains fans qualifièrent de nu-metal.[43]

Les solos de guitare de Jeff Hanneman et King ont été qualifiés de "sauvagement chaotiques,"[1] et "génialement tourmentés."[44] Le batteur Dave Lombardo, quant à lui, utilise la double grosse caisse, au lieu de la double pédale. Sa rapidité et son agressivité lui ont valu le titre de « parrain de la double grosse caisse » décerné par Drummerworld.[45]Il utilise, pour la double grosse caisse, la technique du "heel-up"[46]

Les querelles :

En 2007, Araya et King ont eu maille à partir avec Dave Mustaine de Megadeth. Tout a commencé quand Mustaine a tenté de convaincre King de rester avec Megadeth plutôt qu’avec Slayer[47] Mustaine a avancé à Araya qu’il a aimé quand celui-ci lui a « sucé la bite » en 1991 pendant la tournée "Clash of the Titans".[48] Araya a démenti l’avoir traité d'homosexuel.[48] Depuis cette querelle, King fustigea Mustaine dans de nombreuses interviews, le traitant de « suceur de bites » ("cocksucker" en anglais)[15] en disant que "tout le monde le hait",[49] et qu’il est un "dictateur".[50] Récemment, dans Guitar World, King a dit l’avoir “admiré jusqu’à ce jour”, mais seulement en tant que guitariste, même s’il considère Mustaine comme un "hypocrite". Il est d'ailleurs étonnant qu'aujourd'hui,suite au renvoi du guitariste Chris Broderick,Kerry King ait accepté de dépanner Megadeth pour une durée indéterminée au poste de guitariste... (EDIT: ceci n'était en faite qu'une fausse rumeur, Broderick continu ainsi avec Megadeth et la hache de guerre entre Dave et Kerry King est loin d'être enterrée)[51]

Les relations entre Machine Head et Slayer se sont également déteriorées quand King les a traités de “vendus” après la sortie en 2001 de Supercharger. King a continué à critiquer le groupe, disant notamment qu’"ils sont responsables du Rap metal", qu’ils m’ont trompé quand je pensais qu’ils faisaient du metal" et qu’ "ils n’ont plus d’intégrité."[52] Robb Flynn de Machine Head a précisé que King ne les avait pas provoqués et que ces affirmations vennaient de nulle part.[52] Flynn, qui par le passé était fan de Kerry King a réfuté en disant: «Oh, Monsieur, la vidéo de Sum 41 a plus d’intégrité !? Merde?!» après que King soit apparu dans le clip What We're All About de Sum 41[52] et a dit de King qu'il a mangé tellement de hamburgers que son cerveau a commencé à se boucher."[53]

Controverses :

Slayer a été accusé d’avoir de la sympathie pour les Nazis, du fait de la ressemblance du logo du groupe avec le signe SS appliqué sur les guitares des musiciens, et à cause des paroles de la chanson Angel of Death.[54] Les paroles de "Angel of Death" ont été inspirées par les actes de Josef Mengele,[5], le médecin ayant conduit les expérimentations sur des êtres humains durant la Seconde Guerre Mondiale à Auschwitz, et qui fut surnommé "Ange de la Mort".[55] Durant leur carrière, les membres du groupe ont été interrogés à de multiples reprises sur ces accusations, et ont déclaré qu’ils ne cautionnaient pas le nazisme.[56]. Le guitariste Jeff Hanneman s'est notamment défendu de ces accusations en insistant sur le fait qu'il n'y a pas besoin qu'une chanson le dise explicitement pour savoir que les actes de Mengele sont atroces et condamnables.[57]

La reprise de Minor Threat "Guilty of Being White” (coupable d’être blanc) a soulevé la question d’une hypothétique apologie de la suprématie blanche par le groupe. La controverse entoure la reprise dans laquelle le refrain "guilty of being white" a été changé en "guilty of being right", à la fin de la chanson. Cela a irrité le frontman de Minor Threat, Ian MacKaye, qui déclara : "C’est une offense envers moi".[58]

Araya déclare dans une interview de 2004 (quand on lui pose la question "Les personnes vous critiquant ont-elles réalisé que vous faisiez de la parodie?") : "Non les gens croient que nous sommes sérieux!...avant, il y avait le PMRC, qui prenait vraiment tout très à cœur, alors que vous essayez juste de vous créer une image. On essaye d’effrayer les gens exprès".[59] Il a aussi réfuté les rumeurs selon lesquelles les membres du groupe seraient satanistes, et ajouté qu’ils trouvaient néanmoins ce sujet intéressant : "nous sommes tous sur cette planète pour apprendre et faire des expériences".[56]

La chanson " Jihad" figurant sur l’album Christ Illusion créa immédiatement une polémique au sein des familles des victimes des Attentats du 11 septembre 2001.[60] La chanson traite de ces attentats du point de vue des terroristes. Le groupe a bien précisé qu’il se plaçait de leur point de vue sans pour autant adhérer à leur cause.[60] Les autorités de la ville de Fullerton (Californie) ont jugé offensantes les publicités pour cet album. Ils ont aussi jugé la représentation de l'Antéchrist et de crânes inappropriée, de même que le simple nom de Slayer qui serait une incitation au meurtre. Le groupe a été contacté et la municipalité a exigé que les publicités soient retirées.[61] Finalement, toutes les publicités ont été retirées.[62]

En Inde, l’album a été rappelé par EMI India après des protestations de la part de groupes religieux musulmans et catholiques quant à la nature de l’artwork de la pochette. La couverture est de Larry Carroll. Elle représente un Christ aux bras amputés, borgne, debout dans une mer de sang.[63] Le 11 Octobre 2006, EMI a annoncé que tous les stocks avaient été détruits.[63]

Apparitions :
Pour inaugurer son nouveau bar de pirates, Bam Margera a fait venir Slayer chez lui pour Viva La Bam. Le groupe a ensuite donné un concert à tous les fans de West Chester.

Autres Albums :

* Live Undead (Live) (1984)
* Decade of Agression (Live) (1991)
* Soundtrack To The Apocalypse (Coffret) (2003)

Vidéo :

* Live Intrusion (VHS) (1995)
* War At The Warfield (DVD) (2003)
* Still Reigning (DVD) (2004)
* Unholy Alliance (DVD) (2007)

Soulfly



Soulfly est un groupe de Metal fondé en 1997 qui incorpore des éléments du thrash metal et du nu metal, ainsi que du folklore brésilien (Du tribal plus precisement).

Histoire [modifier]
En 1997, après avoir quitté Sepultura, Max Cavalera fonde le groupe Soulfly (esprit volant). La séparation du groupe légendaire est dûe à la démission des trois autres membres vis-à-vis de Gloria Cavalera, manageuse du groupe et femme de Max. Le nom "Soulfly" est inspiré par une chanson des Deftones, Headup, chantée avec Max Cavalera sur l'album Around The Fur.

Max recrute rapidement des musiciens pour sa nouvelle formation. Il contacte Jackson Bandeira, ancien du groupe Chico Science et Nacao Zumbi, comme 2e guitariste, ainsi que Marcelo D. Rapp à la basse (ex-MIST) et Roy "Rata" Mayorga à la batterie (ex-THORN), seul américain de la formation. Cette période est assez troublée pour Max, avec la mort de Dana Wells, son meilleur ami (et fils de Gloria), décédé dans des circonstances encore inconnues (meurtre ? accident ?). De plus il ne s'est toujours pas remis de la mort de son père, ni tout à fait de la séparation de Sepultura. Toutes ces choses vont donner l'album Soulfly, aussi surnommé "The Crazy Soulfly Album". Il est produit par Ross Robinson (ancien producteur de Sepultura mais aussi de KoЯn, Slipknot, Machine Head, Limp Bizkit). Différents amis de Max ( Fred Durst de Limp Bizkit, Burton C. Bell et Christian Olde Wolbers de Fear Factory, Benji de Dub War et Chino Moreno des Deftones) participent à cet album.

Max Cavalera est le leader et le maître du groupe. Il compose quasiment toutes les chansons. Chaque album contient un morceau instrumental d'une demi-douzaine de minutes portant le nom du groupe et du numéro. Le dernier dans Dark Ages s'appelle donc Soulfly V. L'album Primitive est un mélange de sonorités tribales. Les hurlements et chants rocks du meneur sont appuyés par des percussions très présentes. Dans le dernier album, plus sombre, toute la fougue du groupe est intacte et il y a toujours autant d'énergie.


Formation [modifier]
Membres actuels

Max Cavalera - Chant + Guitare + Berimbau + Sitar
Bobby Burns - Basse
Marc Rizzo - Guitare
Joe Nunez - Batterie + Percussions
Anciens membres

Jackson Bandeira - Guitare
Mike Doling - Guitare
Roy "Rata" Mayorga - Batterie + Percussions
Marcello D. Rapp - Basse + Percussions
Logan Mader - Guitare
David Ellefson - Basse (studio)

mardi 9 décembre 2008

rock 'n roll

Le rock 'n' roll (pour rock and roll), souvent raccourci en rock, est un genre musical apparu au début des années 1950 qui, de façon synthétique, mêle le blues, le rhythm and blues, le swing jazz et le gospel. Il est caractérisé par une mélodie vocale dominante, souvent accompagnée par une (ou plusieurs) guitare électrique, une guitare basse et une batterie, mais peut également être accompagné de cuivres ou autres instruments. Le rock devient par la suite une véritable "philosophie" avec sa dominance culturelle, du cinéma aux bandes dessinées en passant par la mode vestimentaire.

Le rock 'n' roll (pour rock and roll), souvent raccourci en rock, est un genre musical apparu au début des années 1950 qui, de façon synthétique, mêle le blues, le rhythm and blues, le swing jazz et le gospel. Il est caractérisé par une mélodie vocale dominante, souvent accompagnée par une (ou plusieurs) guitare électrique, une guitare basse et une batterie, mais peut également être accompagné de cuivres ou autres instruments. Le rock devient par la suite une véritable "philosophie" avec sa dominance culturelle, du cinéma aux bandes dessinées en passant par la mode vestimentaire.


La naissance américaine du rock :
Le rock 'n' roll est un « enfant » du blues donc issu de la musique noire, le rythme ternaire de celui-ci étant remplacé par un rythme binaire et un tempo plus soutenu. Il faut distinguer rhythm and blues et rock 'n' roll, même si la tâche paraît délicate de la fin des années 1940 à 1954. Citons ici le capitaine Glenn Miller qui invente la structure musicale du rock 'n' roll en 1943 avec son tube In the Mood et Fats Domino qui fait du rock 'n' roll dès 1948 sans le savoir. Ike Turner prétend lui aussi avoir interprété le premier rock 'n' roll, Rocket 88 en 1951. L'étiquette rock 'n' roll a, dans un premier temps, été utilisée pour distinguer le rhythm and blues des Afro-Américains de celui des blancs et ce pour des raisons liées à la politique raciale de l'époque. Il était inadmissible que des artistes blancs se retrouvent dans les mêmes bacs chez les disquaires que les noirs. Le style particulier du rythm and blues blanc a donc servi de prétexte pour une nouvelle étiquette « rock 'n' roll ».
En 1951, le disc jockey Alan Freed anime une émission de radio appelée Moondog's Rock And Roll Party. C'est la première diffusion du rock 'n' roll à une large audience. C'est ce disc jockey radio qui trouve son nom au rock 'n' roll en reprenant une expression que l'on retrouve depuis les années 1940 dans certaines chansons de rhythm and blues et qui signifie en argot « faire l'amour ». Alan Freed est le premier disc jockey blanc à soutenir avec force des artistes noirs jouant la « musique du diable ». La bonne société américaine en fera son « ennemi numéro 1 » et aura d'ailleurs sa peau en 1959.
Le terme rockabilly désigne la première forme historiquement identifiable de rock 'n' roll, il s'agit essentiellement d'un croisement de rhythm and blues et de musique country. Elvis Presley et Bill Haley sont deux précurseurs chez les chanteurs blancs. Elvis Presley, surnommé The King (« Le Roi » du rock 'n' roll), enregistre ce qui est probablement l'un des tout premiers morceaux de rockabilly avec That's Alright Mama et collectionnera très rapidement les succès, mais c'est Bill Haley and His Comets qui signent officiellement l'acte de naissance du rock 'n' roll pour de nombreux historiens avec le titre Rock Around the Clock (reprise de Sonny Dae and His Knights, 1952). Ce premier tube de l'histoire du rock 'n' roll qui figure au générique du film Graine de violence est numéro 1 des hit-parades aux États-Unis (8 semaines) et au Royaume-Uni (3 semaines) en 1955. Buddy Holly, Jerry Lee Lewis, Eddie Cochran et Gene Vincent s'engouffrent dans la brèche. Les musiciens noirs restent très actifs grâce à Chuck Berry et Bo Diddley tout particulièrement. N'oublions pas Little Richard, qui sur son premier 45 tours signe quatre des plus grands standards de rock : Tutti Frutti, Long Tall Sally, Rip It Up et Ready Teddy.
Le rock 'n' roll provoque un mouvement de rejet de la bonne société américaine qui croit avoir triomphé de ce mouvement en 1959. On annonce alors la mort du rock 'n' roll et il est vrai qu'aux États-Unis, le mouvement semble s'essouffler. Les chanteurs sont désormais très consensuels et Elvis Presley est institutionnalisé, cantonné aux ballades. Le rock 'n' roll continue cependant de se développer sous des formes plus locales et confidentielles comme la surf music de la côte ouest ou le garage au nord.
Vers la fin des années 1950, et le début des années 1960, on entend de plus en plus de titres de rock 'n' roll plus « sages », plus « doux » et qui vont engendrer la musique pop : The Everly Brothers : All I Have To Do Is Dream en 1958, le rock 'n' roll Beat de The Weaver Temptations : Ouh! Ah! Temptations! en 1959, Johnny Burnette (en) : Dreamin et You're Sixteen en 1960 (composée par les Frères Sherman), Del Shannon (en) : Runaway (en) en 1961, Brian Hyland (en) : Sealed With A Kiss en 1962, ou encore Lee Dorsey (en) avec Ya ya en 1962.
Le « pur » rock 'n' roll et rockabilly tend à disparaître, hormis quelques rares titres comme Roy Orbison avec (Oh!) Pretty Woman en 1964 et Sam the Sham & the Pharaohs avec Wooly Bully en 1965.
Voir : liste de chanteurs de rock 'n' roll

La renaissance britannique du rock [modifier]
La réplique ne vient pas des États-Unis mais du Royaume-Uni. Les premiers émules d'Elvis Presley apparaissent comme Cliff Richard et de petites formations se multiplient pour les imiter. Au passage cependant, le rock 'n' roll s'acclimate et The Shadows, qui accompagnent Cliff Richard, initient l'archétype de la formation rock telle qu'elle sera reprise aussi bien en Europe que de l'autre côté de l'Atlantique : la contrebasse disparaît au profit de la guitare basse, deux guitaristes se répartissent les tâches de la rythmique pour le premier et des « chorus » pour le second. Les groupes britanniques s'éloignent ainsi rapidement de leur modèle américain pour créer une musique originale que les francophones appellent « rock anglais ». The Beatles accentuent le travail sur la mélodie et les harmonies vocales et donnent naissance à la musique pop tandis que le mouvement du « british blues boom » retourne aux racines blues, privilégiant des rythmes syncopés et des sonorités plus agressives. The Rolling Stones émergent comme le fer de lance de ce rock britannique. Des branches parallèles se multiplient alors : des groupes tels que The Who et The Kinks développent le mouvement mod, tandis que The Animals ou The Yardbirds créent un blues rock britannique. La richesse de la création britannique est florissante et impose définitivement au niveau mondial un genre musical qui devient emblématique de la seconde moitié du XXe siècle. Le rock se ramifie alors presque à l'infini en explorant des niches apparemment improbables. Le jazz-rock fusion naît de cette recherche entamée dès les années 1960.
Si les années 1950 proposaient une scène commune pour artistes noirs et blancs, les années 1960 mettent fin à cette mixité. La scène rock britannique est principalement blanche, tandis que les noirs américains adaptent à leur sauce la redécouverte britannique de l'importance de la mélodie. S'appuyant sur les anciennes structures ségrégationnistes, ils mettent au monde une branche importante de l'arbre généalogique du rock, englobant ce qu'il convient de qualifier de « dance music », du funk au rap en passant par la pop de la Tamla des années 1960. Conséquence de ce cloisonnement, les rockers noirs sont rares dans l'autre grande famille du rock post-Beatles. Citons toutefois Jimi Hendrix, guitariste de génie, qui électrifie son blues et ouvre au rock blanc d'autres univers.

Le rock devient contestataire :
Joan Baez et Bob Dylan en 1963
Si le rock 'n' roll a toujours été porté par une jeunesse trop à l'étroit dans le carcan moral de ses aînés, les textes jusqu'aux années 1960 étaient souvent confinés aux thèmes festifs éventuellement chargés de connotations sexuelles. C'est avec Bob Dylan que les paroles prennent une tournure à la fois plus poétique et plus engagée. Mariant la poésie surréaliste à l'engagement du mouvement folk (Woody Guthrie puis Joan Baez, Pete Seeger), il devient le chroniqueur de sa génération, abordant sans crainte des thèmes politiques et sociaux. Son impact sera décisif des deux côtés de l'Atlantique. Aux États-Unis, les protest songs expriment le rejet de la guerre froide ou de l'engagement militaire au Viêt Nam tandis qu'au Royaume-Uni, John Lennon livre des textes plus personnels et recherchés. Le rock devient à la fois un mouvement artistique, qui acquiert une légitimité intellectuelle, et un courant de « contre-culture ». Cette tendance connaît son apogée avec les grands festivals de la fin des années 1960 : à Woodstock ou sur l'Île de Wight des centaines de milliers de jeunes se rassemblent pour partager à la fois une passion pour la musique mais également une vision du monde en rupture avec les normes établies.

Le psychédélisme :
Symbole de l'expression Peace and love
À partir du milieu des années 1960, la consommation de psychotropes (en particulier le LSD), devenue courante dans les milieux intellectuels, marque le début de la création artistique sous emprise. Alors que l'acid rock naît sur la côte ouest des États-Unis avec le Grateful Dead, le psychédélisme fait également son apparition au Royaume-Uni à travers les premiers concerts de Pink Floyd, la formation de Cream ou encore l'album Revolver de The Beatles. Mais c'est avec l'album Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band de ces derniers que cette influence devient manifeste pour le grand public. Cette tendance favorise le retour en force des groupes américains tels que The Byrds, The Doors ou Jefferson Airplane. L'oeil du cyclone se situe néanmoins toujours au Royaume-Uni. De nouveaux courants voient le jour avec notamment le rock progressif de King Crimson, Emerson, Lake & Palmer, Genesis ou Yes qui introduit des éléments issus du jazz et de la musique classique ou le hard rock dont les prémices se font sentir dès 1967 à travers les riffs de guitare saturés de Cream ou Jimi Hendrix, et qui naitra véritablement avec Led Zeppelin, Deep Purple, Black Sabbath ou encore Blue Cheer.
Le rock de la fin des années 1960 se politise et le Flower Power est l'expression pacifique du rock planant qui caractérise le passage entre l'album Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band de The Beatles en 1967 et les premiers riffs punk de 1975. Le passage aux années 1970 est marqué par la mort prématurée de nombreuses stars du rock, comme Jimi Hendrix, Brian Jones, Janis Joplin ou encore Jim Morrison, la plupart tout juste âgés de 27 ans.
Le psychédélisme est un style qui englobe donc des groupes variés qui ont un certain sens de l'expérimentation. Ainsi même des groupes comme The Velvet Underground peuvent parfois être qualifié de psychédéliste. On distinguera alors le psychédélisme fondé sur le Flower Power d'un psychédélisme plus sombre et/ou underground. Par là même, on peut citer Hawkwind ou encore Amon Düül II, fervents de voyages nocturnes et fantômatiques.

Rock et folk :

Dans la deuxième moitié des années 1960, apparaît la fusion du rock et du folk aux États-Unis avec Bob Dylan, The Byrds puis The Band, Crosby, Stills and Nash et Neil Young. The Band, par sa fusion des musiques traditionnelles avec le rock, le blues, la musique country et les ballades irlandaises des Appalaches aura une influence déterminante. En réaction, l'Angleterre produit elle aussi des artistes à la recherche de leurs racines musicales comme Bert Jansch, Pentangle, Fairport Convention, Richard Thompson, Steeleye Span. Ce courant accouchera du folk rock de grande diffusion aux États-Unis avec des groupes comme The Eagles ou Poco. En Angleterre, ces musiciens se heurtent rapidement au punk, et, frappés de ringardise, leurs disques disparaissent dans les bacs world, musique celtique, voire New Age.

Rock et glamour :
Freddie Mercury, chanteur du groupe Queen
Les années 1970 voient la disparition progressive du psychédélisme et la fin du rêve hippie. Cette désillusion, associée à une marchandisation exponentielle de la musique donne naissance à un courant embrassant les contradictions de son époque en proposant une image glamour et décadente : le glam rock. Sous le strass et les paillettes de leurs costumes androgynes, David Bowie, T. Rex, Sweet, Roxy Music, Elton John, Gary Glitter, Slade ou Queen proposent une musique théâtrale et baroque.

La révolution punk et ses conséquences:

Articles détaillés : Mouvement punk et Punk rock.
Les racines musicales du mouvement punk remontent aux années 1960 avec le genre garage (The Stooges, MC5), suivi par la scène new-yorkaise du milieu des années 1970 comprenant notamment The New York Dolls, Patti Smith puis The Ramones dont le premier album en 1976 est considéré comme le premier album de punk rock issu de la scène du CBGB. Cette scène comporte d'ailleurs de nombreux artistes différents musicalement, moins homogènes que la scène punk anglaise. Au Royaume-Uni, le mouvement punk prend vraiment son envol à partir de 1976 avec les Sex Pistols et leur titre : God save the Queen et The Clash en tête d'affiche. Le mouvement punk s'oppose clairement en réaction face au rock des années 1970 qui n'autorise les enregistrements qu'aux virtuoses. Ainsi, un des messages punk est de pousser tout groupe intéressé à faire de la musique, même si la technique n'est pas absolument maitrisée. Les punks ouvrent ainsi les portes des studios d'enregistrement à d'innombrables groupes, de The Police à U2. Le second message des punks est plus politique. Les Britanniques enterrent leur statut de grande puissance (No future for the UK).
Les États-Unis avaient résisté plus de dix-huit mois à la beatlemania, ils tiendront bon pendant plus de vingt ans face à la vague punk. Si l'ouverture des studios a bien lieu aux États-Unis, elle est moins flagrante qu'en Europe. Musicalement, les tenants d'un rock dit modern se revendiquent toutefois ouvertement comme des enfants du punk. Il faut attendre les années 1980 pour que les États-Unis voient se former des groupes comme les Pixies, les Red Hot Chili Peppers, les groupes de Mike Patton tel que Mr. Bungle ou Faith no more, et le mouvement grunge de la côte ouest américaine pour percevoir un écho punk dans la musique américaine grand public, cicatrisant efficacement les plaies d'un rock divisé depuis plus de dix ans en deux camps : Classic et Modern. Ce débat est essentiellement américain, car en Europe les modernistes ont gagné la partie dès le début des années 1980.

Post-punk, New wave et electro :

Dès la fin des années 1970, une partie du mouvement punk évolue vers une production en studio plus aboutie, une attention plus affirmée à la qualité des textes et une volonté générale plus orientée vers l'expérimentation. Les premiers à profiler le genre post-punk sont Wire, Devo ou Siouxsie and the Banshees, des artistes qui accordent une place prépondérante au studio d'enregistrement et qui se démarquent immédiatement du punk, conservant son aspect brutal tout en créant des structures plus variées, et souvent, plus sombres. Le terme new wave apparaîtra alors pour désigner cette musique plus sophistiquée qui mettra progressivement à profit les progrès des synthétiseurs en contrepoint de guitares éthérées et de guitares basses pesantes. Le terme new-wave reste cependant générique, englobant aussi bien la pop des années 1980 et la coldwave de Joy Division ou The Cure que le rock matiné de reggae de The Police. Contrairement à la new-wave, l'emploi du terme post-punk se limite aux albums issus de la période allant de 1978 à environ 1982. Dans la lignée de Kraftwerk, un courant electro (la synthpop) apparaît avec Depeche Mode, mais aussi la house amenée par New Order. Les synthétiseurs remplacent progressivement les guitares. Cette démarche représentera plus tard l'un des fondements de la musique techno.

Avènement du hard rock et du heavy metal :
Kiss à Boston en 2004.
Apparus vers la fin des années 60 sous l'influence de Jimi Hendrix, Led Zeppelin, Black Sabbath et Deep Purple, entre autres, le hard rock et le heavy metal proposent un rock plus agressif et violent, avec batteurs-cogneurs, guitaristes virtuoses et chanteur-hurleur. Tout comme le punk, la composante hard rock profite, elle aussi, très largement de l'ouverture des studios. Conséquence logique de cette multiplication des enregistrements : l'apparition de nombreux sous-genres. Les groupes de hard rock les plus connus sont Guns N' Roses, Van Halen, Scorpions, Black Sabbath, Deep Purple, Led Zeppelin, Aerosmith, Kiss, Alice Cooper, AC/DC, Mötley Crüe et Motörhead. Jadis, hard rock et heavy metal étaient deux synonymes(aux États-Unis et en Angleterre on parlait plus de heavy metal alors qu'en France, le grand public utilisait le terme Hard Rock, le terme Heavy Metal étant utilisé uniquement par les spécialistes) (heavy metal venant d'un journaliste de The New York Times à propos du Purple Haze de Jimi Hendrix), mais depuis le début des années 1980, une scission s'est produite. Le vocable « heavy metal » est en effet redéfini par le journaliste Lester Bangs du magazine Creem. Vers la fin des années 1970, le genre se radicalise avec un accent croissant placé sur la virtuosité et la vitesse d'exécution en particulier du guitariste solo et du batteur, des ambiances pesantes (Ozzy Osbourne) et des thèmes qui s'inspirent souvent du satanisme ou de l'occultisme en général (dans la lignée de Black Sabbath). C'est l'apparition de la nouvelle vague de heavy metal britannique (en fait Judas Priest suivi de Iron Maiden) qui s'oriente vers des aspects plus lyriques alors que les américains Metallica inventent le thrash metal (ou speed metal). On voit ensuite apparaître le death metal (Cannibal Corpse), le black metal (Burzum) entre autres, avant l'émergence logique d'un nu metal (Linkin Park).

Les années 1980 :

Désormais adulte, le rock s’est installé au cours des années 1970 dans un rythme de croisière que les punks anglais ont fait voler en éclats. Les années 1980 s’ouvrent donc sur la promesse — rapidement déçue — d’un recommencement.
Les années 1980 révèlent le brassage de plusieurs genres qui se dissocieront vite de la représentation rock antérieure, mais elle comporte également bon nombre d'artistes qui feront vivre le rock, tout en le faisant évoluer.
Alors que la branche du hard rock se "métallise", radicalisant son discours sous une avalanche de décibels, une accélération effrénée du tempo et une saturation qui repousse les limites de l'audible, le courant majeur s'assagit et se rapproche de plus en plus de la pop. Dire Straits incarne ce rock serein, aux guitares d'orfèvres et aux textes ciselés mais dont la fièvre est retombée, ou bien encore les irrévérencieux The Smiths, conduits par le parolier Morrissey (même si celui-ci continue d'écrire des textes engagés, sa voix ramène à des sonorités pop). Si quelques uns dont U2 ou R.E.M. tentent de raviver une démarche engagée, c'est plutôt aux frontières du rock, comme dans le métissage avec le funk de Michael Jackson ou de Prince que l'exploration musicale se poursuit, alors mise en avant par la chaîne musicale MTV. C'est avec l'émergence de cette dernière que le terme de rock indépendant (ou rock alternatif) va prendre de l'ampleur. Celui-ci est représenté par des groupes comme Sonic Youth ou Pixies, et englobe de nombreux autres groupes pop, électroniques, industriels ou garage puis shoegaze, et aussi des groupes issus du post-punk, qui poursuivent leurs carrières.Sans oublier le groupe mytique : AC/DC
En marge du rock, ce vent de liberté profite aux musiques électroniques, contraintes depuis leur émergence aux États-Unis puis en Angleterre (de la techno à l’Acid house) de s’épanouir dans la clandestinité.

Le rock indépendant [modifier]
Article détaillé : rock indépendant.

En France [modifier]
En France, le milieu des années 1980 voit la naissance des structures du rock alternatif avec des groupes comme Starshooter, Trust, La Souris Déglinguée, Oberkampf, Bérurier Noir, Lucrate Milk, Pigalle, Les Wampas, Les Garçons Bouchers, Mano Negra, Les VRP, The All.

Les années 1990 [modifier]

Le mouvement américain [modifier]
Le tournant des années 1990 est amorcé par la scène bruitiste américaine. Sonic Youth puis les Pixies mêlent un sens aigu de la mélodie issue de la musique pop avec une véritable rage rock 'n' roll. Au même moment les The Smashing Pumpkins apparaissent sur la scène et influencent toute une génération de guitaristes. Ces Groupes sont généralement affiliés à la scène Grunge.

Le grunge [modifier]
Article détaillé : Grunge.
La secousse devient vraiment sensible quand elle prend la forme du mouvement grunge à Seattle, porté par les évènements de la guerre du Golfe et la critique du niveau de vie médiocre de la classe moyenne américaine. Parmi les groupes importants de ce mouvement on pourrait citer notamment Green River et Melvins comme précurseurs et Nirvana comme chef de file, mais aussi Soundgarden, Pearl Jam, Alice in Chains, Screaming Trees, Mudhoney et Stone Temple Pilots.

Les fusions [modifier]
Article détaillé : Fusion (rock).
Parallèlement le rock commence à intégrer des apports du Hip-hop, du Funk, du Punk, du Metal ou d'autres styles musicaux et les fusions se font enfin entendre. Aerosmith avec Run DMC ouvrent la voie, suivis par Fishbone (le précurseur), Living Colour, Urban Dance Squad, Body Count... et les principales références Rage Against The Machine, Red Hot Chili Peppers, ou les premiers albums d'Incubus.

Le rock alternatif [modifier]
Les années 90 sont particulièrement riches en ce qui concerne cette scène grâce à des groupes comme Jane's Addiction, Faith No More, Smashing Pumpkins, Placebo, Evanescence ou encore Nine Inch Nails. Ces groupes tous très différents participent au renouvellement du Rock.

La pop anglaise [modifier]
Au Royaume-Uni, durant toutes les années 90, Blur et Oasis semblent se partager le paysage grand public entre pop et rock, donnant naissance à une vague britpop. Dans un genre plus expérimental Radiohead est un des groupes majeurs des années 1990.

Le Punk-Rock [modifier]
Les années 90 sont également marquées par les groupes de Punk-Rock (principalement Californiens) tels que Offspring, Green Day et autres Blink 182.

Le rock par pays [modifier]
Article connexe : Rock par pays.

Culture rock [modifier]
Le rock n'est plus seulement un mouvement musical depuis le milieu des années 1950. Le film Graine de violence qui présente en générique le fameux Rock Around the Clock de Bill Haley pose d'ailleurs d'emblée les bases sociales du mouvement : la rébellion face à l'ordre établi. Cet esprit de sédition présent dès la naissance du rock au milieu des années 1950 est toujours vivace dans les années 1960 avec le mouvement hippie, puis à la fin des années 1970 avec le mouvement punk. Ce rôle semble avoir été repris depuis une quinzaine d'années par le rap, mais dans les faits, le rock n'a jamais renié ses racines rebelles. La fameuse maxime « Sex, drugs and rock 'n' roll » de Ian Dury est une autre facette du caractère libre et rebelle du rock (Born to Be Wild).
Jadis considéré comme un vêtement de travail, le Blue-jeans a été démocratisé par le mouvement rock. La mode, qu'elle soit vestimentaire ou capillaire, par exemple, est clairement influencée par le rock depuis cinq décennies. Le rock n'influence pas seulement la mode, mais plus généralement les arts, du cinéma à la peinture en passant par la littérature. L'œuvre d'un Andy Warhol, pour ne citer que lui, s'appuie ainsi clairement sur un socle rock. Aujourd'hui la presse rock a pris un nouvel essor après la « traversée du désert » (pas toujours justifiée) des années 80 et 90 et des magazines rock comme Rock & Folk sont à l'heure actuelle lus par des dizaines de milliers de personnes chaque mois. De plus, beaucoup de webzines se sont créé sur Internet, dont certains mis à jour par des amateurs passionnés, rédigeant chroniques d'albums ou reviews de concerts, souhaitant rendre hommage à la musique rock qui fascine depuis cinquante ans.
Il existe également une danse éponyme qui se danse sur le rock à 6 temps.